Les principales conséquences économiques mondiales de la guerre
- Les Bourses européennes terminent en baisse, le pétrole repart à la hausse
Les Bourses européennes ont de nouveau fini en forte baisse vendredi, plombées par la poursuite de la progression des prix de l’énergie liée aux incertitudes sur la durée et les conséquences du conflit au Moyen Orient. Francfort est passé en toute fin de séance sous le seuil des 2 %, Paris a reculé de 1,82 % et Londres de 1,45 %. Milan suivait la tendance (–1,97 %).
En fin de journée à New York, le Dow Jones cédait 0,58 %, l’indice Nasdaq perdait 1,56 % et l’indice élargi S&P 500 reculait de 1,07 %. Le brent de la mer du Nord, référence mondiale du brut, flirtait avec les 110 dollars le baril (+ 1,77 %).
- Matières premières : l’or et le cuivre fondent
Les prix de l’or et de l’argent ont fondu cette semaine, plusieurs grandes banques centrales ayant alimenté les craintes d’une poussée d’inflation avec la guerre au Moyen-Orient, ce qui laisse présager de taux d’intérêt plus élevés. Cette perspective favorise les obligations et le dollar, valeurs refuges concurrentes des métaux précieux. L’or a perdu près de 9 % de sa valeur en une semaine, et l’argent plus de 14 %.
- Chute de 95 % du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz
Du 1er au 19 mars, les transporteurs de marchandises n’ont effectué que 116 traversées, selon la société d’analyse Kpler, soit une baisse de 95 % par rapport aux temps de paix. Parmi ces traversées, 71 ont été réalisées par des pétroliers, dont plus de la moitié étaient chargés, d’après les données de Kpler. La plupart de ces navires ont navigué vers l’est, en direction du détroit.
Depuis le début du conflit, plus d’un tiers des navires transitant par le détroit étaient soumis à des sanctions américaines, européennes ou britanniques, selon une analyse des données de passage réalisée par l’Agence France-Presse.
- La hausse du prix des billets d’avion est inévitable
Une hausse des prix des billets d’avion est « inévitable » vu la flambée des cours des hydrocarbures sous l’effet de la guerre au Moyen-Orient, a affirmé le directeur général de l’IATA, la principale association mondiale de compagnies aériennes. Le prix du baril de kérosène a doublé depuis l’attaque américano-israélienne contre l’Iran le 28 février, une progression encore supérieure à celle du brut, a noté Willie Walsh.












