
Si la communauté internationale dénonce l’agression des Etats-Unis contre le Venezuela, celle-ci est souvent balayée. Elle représente pourtant aux yeux de certains diplomates et juristes une violation manifeste de la Charte des Nations unies, qui forge les relations entre Etats depuis quatre-vingts ans.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est ainsi inquiété, dès samedi 3 janvier, dans un communiqué, d’un « dangereux précédent » et a appelé au « plein respect – par tous – du droit international ». Pour d’autres, notamment parmi les Occidentaux, on salue surtout le fait que cette « agression » aura eu le mérite d’arrêter un dictateur. Mais à Londres, Paris et Bruxelles, le droit international semble évoqué sans grande conviction, comme s’il était devenu obsolète dans un monde de plus en plus souvent régi par la force. Il faut des pays comme l’Afrique du Sud, pourtant tancée depuis des mois par le président américain pour avoir saisi la Cour internationale de justice (CIJ) contre Israël, pour en rappeler fermement les principes : c’est « illégal, a ainsi déclaré le ministre des affaires étrangères sud-africain, Ronald Lamola, une force unilatérale de cette nature sape la stabilité de l’ordre international et le principe d’égalité entre les nations ».
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