Une nouvelle avancée semble voir le jour dans le cancer du poumon, dont on sait que le diagnostic est souvent fait à un stade avancé. Pas moins de 2,21 millions de personnes sont touchées chaque année dans le monde par ces tumeurs, responsables de 1,8 million de décès. En France, on dénombre 52 700 nouveaux cas et 30 000 décès annuels.
Très hétérogènes, ces cancers sont dans 80 % des cas dits « non à petites cellules ». Parmi eux, 15 % à 20 % portent une mutation sur le récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR).
Les résultats d’une étude de phase 3 appelée Mariposa et présentée le 26 mars lors du congrès européen sur le cancer du poumon, qui se tenait à Paris jusqu’au 29 mars, ont montré qu’en présence de cette mutation, un traitement associant un anticorps monoclonal, l’amivantamab (Rybrevant), et une molécule ciblée, le lazertinib (Lazcluze), développé par le laboratoire américain Johnson & Johnson (J&J), améliore la survie médiane d’un an par rapport au protocole de référence, l’osimertinib (Tagrisso) du géant britannique AstraZeneca, administré par voie orale.
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