L’ÉROTISME SELON MAÏA
En 2013, l’application Spreadsheets promettait de révolutionner nos vies sexuelles en les soumettant à des obligations de performance, sous couvert de les rendre « ludiques ». Le principe était simple : pendant leurs ébats, les couples étaient invités à garder leur smartphone sur le lit. L’appli se chargeait alors de quantifier le temps passé à faire l’amour, le nombre de va-et-vient, et même les décibels produits lors des séances de galipettes. Invités à relever différents défis, les amants étaient encouragés à faire toujours « mieux »… quitte à se transformer en nuisance sonore pour leur immeuble. Cette semaine, je vous propose donc de ne PAS déranger vos voisins. Utilisons le son calmement, comme les individus hautement civilisés que nous sommes.
• Alors on danse
L’inspiration : en 1987, le film Dirty Dancing (écrit par Eleanor Bergstein, réalisé par Emile Ardolino) réveillait le cœur de midinette tapi sous le torse velu de millions de personnes. Avec son héroïne bourgeoise incarnée par Jennifer Grey, tout émoustillée par son prof de mambo Patrick Swayze (1952-2009), l’histoire ne casse pas trois pattes à un canard… et pourtant. Vingt ans après les scandaleux déhanchés d’Elvis Presley, mais vingt ans avant le twerk de Nicki Minaj, la chorégraphie très collée serrée de Dirty Dancing a clairement laissé sa marque dans l’imaginaire érotique de la génération X.
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