Tom Fletcher est secrétaire général adjoint des Nations unies, chargé du Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA). De passage à Paris, le diplomate britannique, nommé en 2024 à ce poste, réagit à la tenue de la première réunion du Conseil de la paix de Donald Trump, jeudi 19 février, à Washington.
La mission officielle du Conseil de la paix créé par le président américain est de reconstruire Gaza. Mais le Board of Peace semble, dans son esprit, avoir un mandat plus large. S’agit-il de concurrencer l’Organisation des Nations unies (ONU) ?
La résolution de l’ONU définissant le mandat du Board of Peace porte sur Gaza. Nous attendrons donc de voir comment cela évolue. Mais je n’ai aucun problème avec le fait que différents groupes de pays se réunissent pour travailler à faire la paix. Je ne vois pas cela comme une menace. L’ONU, c’est 193 pays, une charte. C’est d’une tout autre ampleur que le Board of Peace [une vingtaine de membres]. J’ai échangé avec des représentants de la Maison Blanche à Davos [au Forum économique mondial qui s’est tenu du 19 au 23 janvier] qui m’ont assuré qu’il ne s’agissait pas d’une alternative à l’ONU.
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