D’ordinaire, les artistes terminent leur tournée nationale par une ou plusieurs dates à l’Accor Arena de Paris. Le chanteur Tiakola, 25 ans, qui a grandi à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), fait tout à contre-courant. Mercredi 26 et jeudi 27 mars, l’artiste rap et R’n’B, qui a vendu plus de 300 000 exemplaires de son album Mélo et plus de 100 000 de sa mixtape BDLM Vol. 1, a joué près de trois heures dans la salle de 20 000 personnes, sans même avoir rodé son concert en province. Il n’en avait pas besoin.
Ces derniers mois, pris en main par Gaetan Judd, le directeur musical du roi de l’afrobeats, le Nigérian Burna Boy, il a testé sa liste de tubes entre roucoulades R’n’B et histoires de rue très rap français sur des scènes aux Etats-Unis, en Afrique et surtout en Europe (Allemagne, Suède et Pays-Bas), où sa musique s’exporte particulièrement bien. Les billets de ses deux Accor Arena parisiens se sont d’ailleurs arrachés en une trentaine de minutes, incitant France TV à diffuser gratuitement le second concert sur sa plateforme, de quoi rajeunir son auditoire d’un coup. Dans la salle, mercredi, le public constitué d’autant de jeunes femmes que de jeunes hommes, plus apprêtés les uns que les autres, joue les choristes pour le chanteur qui, lui, s’est entouré de quatre musiciens (un batteur, un guitariste, un clavier et un DJ).
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