Si les plateformes de streaming ont sauvé l’industrie musicale, laminée par le piratage, elles ont mis du temps à y trouver leur compte. Le numéro un mondial, le suédois Spotify, a présenté en 2024 seulement son premier exercice bénéficiaire depuis sa création, en 2006. Un an plus tard, Deezer, né en 2007, s’est mis au diapason.
« Pour la première fois de notre histoire, nous avons enregistré un résultat net positif », s’est félicité, mercredi 18 mars, Alexis Lanternier, le directeur général de Deezer. L’entreprise tricolore a enregistré, en 2025, un bénéfice net de 8 millions d’euros, contre une perte de 26 millions en 2024 et un déficit proche de 60 millions en 2023.
Les deux concurrents ont eu beau éclore quasiment au même moment, l’un à Stockholm, l’autre à Paris, cela reste surprenant de les voir sortir du rouge au même moment, tant leur trajectoire s’est révélée divergente. Quand Spotify affiche 290 millions d’abonnés payants, Deezer en compte 9,1 millions, dont 3,8 millions en France.
Si le suédois a tardé à dégager des profits – 1,14 milliard d’euros quand même en 2024, puis 2,2 milliards en 2025 –, c’est parce qu’il a longtemps privilégié la croissance à marche forcée, afin de maintenir son avance face aux Apple et autres Amazon. Il a investi massivement, d’abord pour faire connaître ce nouveau service, ensuite pour étendre sa gamme aux podcasts et aux livres audio.
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