Le chiffre « 40 » a été floqué au dos d’un maillot de foot vintage, vendu 40 euros, entre des livres culturels et des albums vinyles. Nom du joueur : Les Inrocks. Lancé en mars 1986 par Christian Fevret et Arnaud Deverre comme un bimestriel d’« interviews » et de « chroniques », avec en couverture le chanteur américain Chris Isaak, revivaliste du rock’n’roll des années 1950, le magazine Les Inrockuptibles célèbre cette année ses 40 ans alors que se tient, jusqu’au jeudi 12 mars, la 37e édition de son festival au Centquatre-Paris, centre culturel du 19e arrondissement de la capitale.
Le journal anglophile, qui avait donné un coup de vieux à la presse rock établie (les mensuels Rock & Folk et Best) en défendant des groupes comme New Order ou The Smiths, mais aussi des artistes français comme Dominique A ou Philippe Katerine, est à son tour devenu une institution, incontestable, donc contestée – élitiste, branchouille, bobo, etc. Et un objet d’étude pour l’historienne Véronique Servat, qui vient de publier « Les Inrockuptibles ». Du fanzine à la marque culturelle. 1984-2010 (Le Mot et le reste, 348 pages, 28 euros), saga des vingt-cinq premières années du titre, jusqu’à son rachat par le banquier d’affaires Matthieu Pigasse.
Il vous reste 76.69% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.













