La peine d’inéligibilité, qui empêche de briguer un mandat électoral, attend peut-être Marine Le Pen le 31 mars, quand les juges du tribunal correctionnel de Paris rendront leur décision dans l’affaire des assistants parlementaires européens employés par le Front national. Contre la cheffe de file des députés Rassemblement national (RN), poursuivie pour « détournement de fonds publics et complicité », le parquet avait requis, le 13 novembre 2024, cinq ans de prison dont trois avec sursis, 300 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire.
A ce stade, Marine Le Pen est présumée innocente des faits qui lui sont reprochés. Mais l’hypothèse d’une inéligibilité interroge sur sa capacité à se présenter à la prochaine élection présidentielle, sur ce qu’il adviendrait de son mandat actuel à l’Assemblée, ou encore sur sa capacité à entrer au gouvernement si un autre candidat du parti d’extrême droite accédait à l’Elysée et avait à nommer les ministres.
Si elle était condamnée à l’inéligibilité, Marine Le Pen pourrait-elle briguer l’Elysée en 2027 ?
Un point important pour répondre à cette question sera de voir si, dans l’hypothèse où ils prononcent une peine d’inéligibilité, les juges l’assortissent d’une exécution provisoire. Dans ce cas, la peine prendrait effet immédiatement, même si Marine Le Pen faisait appel.
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