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Face à l’explosion du commerce électronique et au succès des plateformes chinoises Shein, Temu ou AliExpress, les pays européens ont dû repenser leur union douanière. Jeudi 26 mars, le Parlement européen et les Etats membres se sont entendus, au terme d’une ultime réunion, sur la manière dont ils devaient traiter ces 12 millions de petits colis qui arrivent chaque jour sur le Vieux Continent et échappent la plupart du temps à tout contrôle. L’objectif, développe l’eurodéputé néerlandais (Parti populaire européen, PPE, droite) Dirk Gotink, est de mettre en place « un marché intérieur qui ne laisse plus des plateformes comme Temu, Shein ou AliExpress impunies alors qu’elles écoulent massivement sur le marché européen des biens non conformes » aux normes en vigueur.

Les douaniers sont littéralement débordés par les volumes à traiter : en 2024, 4,6 milliards de petits colis d’une valeur inférieure à 150 euros ont été importés dans l’Union européenne (UE), dont 91 % en provenance de Chine, contre 1,4 milliard en 2022. Incapables de faire face, ils laissent entrer des produits en tous genres, qui ne respectent pas forcément les standards européens, et peuvent être dangereux. Une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, réalisée en 2024, révèle, ainsi, que plus de 60 % des jouets contrôlés sur des plateformes étrangères présentaient un risque majeur, contre seulement 8 % chez les acteurs traditionnels.

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