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Le bilan s’est dramatiquement alourdi samedi 29 mars : plus de 1 000 personnes sont mortes en Birmanie, après le tremblement de terre de magnitude 7,7 qui a frappé le centre du pays vendredi, a fait savoir la junte au pouvoir. Le séisme a provoqué la mort de 1 002 personnes, et blessé 2 376 autres, ont détaillé les autorités, qui ont aussi lancé un appel à la communauté internationale pour apporter de l’aide.

Le chef de la junte birmane, Min Aung Hlaing, a invité « tout pays, toute organisation » à venir apporter son aide alors que six régions sont en état d’urgence. Dans la capitale, Naypyidaw, les routes ont été déformées sous l’effet des secousses, et des morceaux de plafond sont tombés des immeubles, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP).

Un peu plus tôt, l’Inde, par la voix de son premier ministre, Narendra Modi, s’est dite prête à offrir « toute l’assistance possible » à la Birmanie et à la Thaïlande. « Mes pensées vont aux victimes et à leurs familles. Les satellites européens Copernicus aident déjà les secours. Nous sommes prêts à apporter un soutien supplémentaire », a réagi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, sur X. L’Organisation mondiale de la santé a annoncé avoir déclenché son système de gestion des urgences à la suite du séisme. « Nous allons les aider. (…) C’est terrible ce qu’il se passe », a déclaré, de son côté, le président américain, Donald Trump, à des journalistes à la Maison Blanche, précisant que les Etats-Unis avaient « déjà parlé » avec la Birmanie.

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De fortes secousses ont également été ressenties en Thaïlande voisine. L’effondrement d’un immeuble de 30 étages en construction à Bangkok a tué huit personnes, et entre 90 et 110 autres demeurent disparues sous les décombres ; le bilan risque donc de s’alourdir, a avancé le ministre de l’intérieur, Anutin Charnvirakul. La chute de la construction dans le nord de la capitale, qui devait abriter des bureaux du gouvernement, a englouti des dizaines d’ouvriers. Quelques heures après le drame, les secouristes fouillaient toujours le site, réduit à une montagne de gravats et un enchevêtrement de blocs de béton et de poutres d’acier déformées

Les tremblements de terre sont relativement fréquents en Birmanie : six ayant atteint ou dépassé une magnitude 7 se sont produits entre 1930 et 1956 près de la faille de Sagaing, qui traverse le centre du pays du nord au sud. La faiblesse des infrastructures, l’insuffisance de services de santé, en particulier dans les zones rurales, le développement anarchique des zones urbanisées ont rendu la population des régions habitées, particulièrement vulnérable en cas de catastrophe naturelle, selon les experts.

Le Monde avec AFP

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