Sur le parking du magasin d’usine d’Arc, Daniel Beaurains résume ce qu’il comprend de la nouvelle crise traversée par l’emblématique entreprise bicentenaire qui a fait les beaux jours d’Arques, commune de moins de 10 000 habitants du Pas-de-Calais. Une ville dans la ville. « Chez Action, j’ai vu des verres à pied à 2,82 euros les trois. Bon, pas la même qualité que les nôtres mais quand on n’a pas des gros moyens, je comprends qu’on achète chinois », raconte Daniel Beaurains. Il est venu avec sa femme « pour un cadeau pour [leur] belle-fille, et parce qu’[il] a bossé chez Arc. C’est militant de venir ici payer plus cher ».
Les jours qui ont suivi l’annonce de la mise en redressement judiciaire de l’entreprise, début janvier, le magasin n’a pas désempli. On venait soutenir Arc parce que, ici, tout le monde ou presque y a travaillé ou a quelqu’un de sa famille qui a vécu les belles années comme les plus sombres. « C’est le poumon économique du territoire », rappelle Benoît Roussel, le maire (divers gauche) réélu dès le premier tour, dimanche 15 mars. Durant la campagne, il a senti « l’angoisse pour ceux qui pourraient être concernés par les licenciements ».
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