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La commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) a sanctionné, mercredi 2 avril, le Paris Saint-Germain (PSG) d’un huis clos partiel pour une rencontre après les banderoles visant le joueur de l’Olympique de Marseille (OM) Adrien Rabiot lors du match de la 26ᵉ journée de Ligue 1 entre le club de la capitale et son adversaire phocéen – remporté par le premier (3-1) – le 16 mars.

La commission a eu la main plus lourde à l’encontre du Montpellier Hérault Sport Club (MHSC), qui voit sa défaite (0-2) confirmée pour le match du 16 mars contre l’AS Saint-Etienne, qui avait été arrêté avant son terme, et doit procéder à la fermeture jusqu’en fin de saison de la tribune Etang de Thau.

« La commission a sanctionné le club du Paris Saint-Germain d’une mesure de huis clos partielle, pour une partie de la tribune Auteuil qui sera fermée pour un match et d’une amende de 20 000 euros. La sanction prendra effet mardi à minuit, donc ce n’est pas le match d’Angers qui sera concerné, ce sera le suivant [face au Havre le 19 avril] », a détaillé Sébastien Deneux, le président de la commission de discipline.

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Pour son retour au Parc des Princes, Adrien Rabiot, qui évolue désormais chez le rival honni de l’OM après avoir été formé au PSG, avait été accueilli par des sifflets nourris et des chants insultants répétés. Le milieu de terrain international avait aussi été ciblé par plusieurs banderoles offensantes déployées par des supporteurs parisiens, dont l’une qui évoquait sa mère, qui gère ses intérêts depuis le début de sa carrière, ainsi que son père. Ce dernier est décédé en 2019 après avoir souffert pendant douze ans d’un « locked-in syndrome » provoqué par un grave accident vasculaire cérébral.

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Véronique Rabiot, la mère et conseillère du milieu de terrain de l’OM, a porté plainte contre X pour injure. Son fils avait dénoncé l’attitude des supporteurs et de son ancien club sur les réseaux sociaux. Le club phocéen avait de son côté dénoncé dans un communiqué les attaques « ignobles et inacceptables » visant Adrien Rabiot et sa famille. A l’énoncé de la sanction, personne, ni à Paris, ni à Marseille, ni encore dans le clan Rabiot, n’a réagi immédiatement.

Pas de retrait de point pour Montpellier

Dans l’autre gros dossier de la soirée pour la commission de discipline, Sébastien Deneux, son président, s’est montré un peu plus disert, notamment pour expliquer pourquoi le MHSC n’avait pas eu en plus du match perdu et de la fermeture d’une tribune de son stade jusqu’à la fin de saison, de retrait de point pour ce match définitivement arrêté.

« La commission considère que les acteurs du match n’ont pas été directement impactés, même s’il s’agit d’incidents graves avec un stadier qui a été blessé », a-t-il déclaré. Tout cela « a nécessité l’évacuation d’une tribune avec une mobilisation de forces de l’ordre, on était sur des incidents assez importants. Pour autant, la perte de points en général est associée à une atteinte directe aux acteurs du match, ce qui n’a pas été le cas, donc on n’est pas allé sur cette zone de sanction », a-t-il encore appuyé.

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Le 16 mars, la rencontre entre les deux équipes luttant pour le maintien en Ligue 1 avait été interrompue à la suite de jets de fumigènes des supporteurs montpelliérains sur la pelouse et en tribunes, provoquant un début d’incendie. Arrêtée temporairement par l’arbitre, François Letexier, qui avait invité les deux équipes à rejoindre les vestiaires, la partie avait été interrompue définitivement après une réunion de crise entre les délégués de la partie et les autorités. A la 57ᵉ minute, la lanterne rouge Montpellier était menée (0-2), Lucas Stassin, l’attaquant belge des Verts, ayant réussi un doublé (11ᵉ, 53ᵉ).

Laurent Nicollin, le président du MHSC, venu plaider la cause de son club à Paris devant la commission, n’a pas souhaité s’exprimer en sortant de son audition. Il peut désormais saisir, s’il le souhaite, la commission supérieure d’appel de la Fédération française de football ou aller directement devant le Comité national olympique et sportif français, comme c’est désormais la coutume, pour demander une conciliation.

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Le Monde avec AFP

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