L’enseignante poignardée par un élève le 3 février dans sa classe d’un collège de Sanary-sur-Mer (Var) a « repris connaissance », mais ses jours sont toujours en danger, a annoncé le procureur de Toulon, jeudi 12 février.
L’enseignante d’arts plastiques, âgée de 60 ans, « a quitté le service des soins intensifs », a déclaré Raphaël Balland dans un communiqué rédigé « en lien avec la famille ». « Très fatiguée, elle est toujours sous surveillance à l’hôpital Sainte-Anne, son pronostic vital n’étant toujours pas levé, même si son état de santé évolue positivement », poursuit le magistrat.
La professeure a été poignardée à quatre reprises, lui occasionnant trois blessures au niveau de l’abdomen et une au niveau de l’avant-bras gauche. Son agresseur, un élève de 3e, âgé de 14 ans, a été mis en examen et placé en détention provisoire jeudi.
« Plusieurs incidents »
Ce dernier reprochait à sa professeure . Le procureur a précisé que les enquêteurs ont relevé sur cette application « dix incidents depuis le début de l’année scolaire, allant du simple oubli de son matériel en passant par le fait de jouer avec de la nourriture à la cantine, des bavardages, des retards et des propos irrespectueux à l’encontre de plusieurs professeurs, en particulier à l’égard de la victime qui elle-même avait relevé cinq des dix incidents ».
M. Balland a également révélé que l’élève de 14 ans avait effectué des recherches sur Internet « quelques jours avant les faits sur les risques judiciaires encourus par un mineur qui tuerait sa professeure ».
A l’issue de sa première audition, l’adolescent a aussi affirmé qu’il « regrett[ait] beaucoup son geste » et qu’il avait ressenti « une grosse haine envers lui » après avoir poignardé son enseignante. Au cours de sa seconde audition, il a affirmé, selon le procureur de la République, qu’il « n’avait pas eu l’intention de tuer sa professeure mais uniquement de la « planter pour qu’elle ait mal » », rapportant ses propos.
Cette nouvelle agression au couteau dans un établissement scolaire a choqué la communauté éducative, suscitant une cascade de réactions et la demande de mesures qui ne soient pas seulement sécuritaires.












