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Paralysé par le blocus énergétique imposé par Washington et bousculé par des protestations ouvertes de la population, le gouvernement cubain a annoncé, lundi 16 mars, une réforme économique inédite. L’île castriste va dorénavant accepter les investissements d’entreprises américaines comme de la diaspora cubaine installée aux Etats-Unis.

Oscar Pérez-Oliva Fraga, petit-neveu de l’ancien président Fidel Castro (1926-2016) et ministre cubain du commerce extérieur et de l’investissement, l’a affirmé à la chaîne américaine NBC, lundi matin : « Cuba est ouvert à l’établissement d’une relation commerciale fluide avec les entreprises américaines et les Cubains résidant aux Etats-Unis et leurs descendants. Cela s’applique également aux investissements – aux petits mais aussi aux grands, en particulier dans les infrastructures », a-t-il déclaré.

Lundi soir, à la télévision cubaine, celui qui est aussi vice-premier ministre a précisé que les Cubains non-résidents auraient également accès au système financier. Pour Janette Habel, chercheuse spécialiste de Cuba, « il s’agit d’un tournant majeur en six décennies de communisme. Jusqu’ici, il était hors de question d’accepter l’investissement de la diaspora. Reste à voir la mise en œuvre de cette mesure car la diaspora demande des garanties juridiques, ce qui signifie qu’elle souhaite toujours un changement politique ».

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