Anne Hidalgo : « Les Parisiens ont montré, contrairement au dénigrement permanent, qu’ils sont attachés à notre bilan »
La maire de Paris déclare, dans une interview accordée au Journal du Grand Paris, publiée hier : les Parisiennes et les Parisiens « ont montré, contrairement au dénigrement permanent, qu’ils sont attachés à notre bilan » au travers des résultats du premier tour des élections municipales, où son ancien premier adjoint Emmanuel Grégoire est arrivé largement en tête.
« Les ralliements pathétiques d’entre-deux tours et le soutien de l’extrême droite ne rattraperont pas le retard accumulé par Mme Dati. Sa contre-performance en dit long », poursuit-elle, avant d’affirmer que « Rachida Dati pose un problème démocratique majeur, un problème de probité. Si elle était élue maire, ce que je ne souhaite pas, elle pourrait être condamnée par la justice six mois plus tard, à une peine très lourde, pour des actes graves, et être déclarée inéligible ».
Anne Hidalgo juge que le choix d’Emmanuel Grégoire de ne pas s’allier avec Sophia Chikirou « est un acte politique fort et courageux » et pense que cela pourrait lui être bénéfique pour le second tour : « Les électeurs de centre gauche qui ont mis un bulletin Bournazel dans l’urne parce qu’ils redoutaient une fusion de la liste de gauche avec LFI voteront Grégoire, car pour eux il est inimaginable de voter Dati. » Quant aux électeurs et électrices de gauche, « ils voteront utile, car ils savent que choisir Chikirou, c’est donner une chance à Dati de l’emporter. C’est aussi simple que cela », estime-t-elle.
La maire de Paris dit d’ailleurs « désapprouver [ses] collègues socialistes, dans d’autres villes, qui ont conclu un soi-disant “accord technique” avec LFI ; personne n’y croit », juge-t-elle, avant d’assurer qu’en « politique il faut accepter de prendre le risque de perdre plutôt que de se perdre ».











