Jaroslav Papousek (1929-1995) est le troisième larron de la trinité de la nouvelle vague tchèque des années 1960. Scénariste des trois films tchèques de Milos Forman (L’As de pique, Les Amours d’une blonde, Au feu, les pompiers), mais aussi d’Eclairage intime (1965), d’Ivan Passer, il n’eut pas la même notoriété que ses deux camarades, sans doute parce qu’il fut le dernier de la bande à passer derrière la caméra. Mais aussi parce que, contrairement aux deux autres, exilés aux Etats-Unis, lui a choisi de rester à domicile pour mener une carrière plus obscure.
La Famille Homolka (1969), son deuxième long-métrage, est le dernier surgeon du « printemps de Prague », ou tout du moins de l’esprit de celui-là, sorti quand le mouvement était déjà écrasé. Qu’une comédie aussi caustique et subversive ait ainsi réchappé au couperet de la normalisation constitue déjà en soi un petit miracle. On pourra s’en convaincre avec la ressortie du film sur grand écran en version restaurée, par les bons soins du distributeur Malavida, défricheur des cinématographies de l’Est.
Un dimanche invivable
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