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Rennes : mobilisation en soutien d’un enseignant menacé par une famille refusant que leur fillette soit encadrée par un homme

Un rassemblement de soutien d’environ 150 personnes se tenait, vendredi 21 novembre matin, dans le sud de Rennes devant l’école maternelle publique Clôteaux dont un enseignant a été menacé par une famille refusant que leur fillette soit encadrée par un homme.

Cet enseignant, également directeur de l’école, a porté plainte le 14 octobre « pour des faits de menace de mort datant du 10 octobre », a rapporté jeudi le procureur de la République Frédéric Teillet. Le rectorat a également porté plainte.

Selon des sources syndicales, la famille n’aurait pas accepté que l’instituteur accompagne la fillette aux toilettes.

« On reproche simplement au collègue d’être un homme et d’encadrer de jeunes enfants », a déploré Mickaël Bézard, secrétaire départemental du Snudi-Force ouvrière (FO), présent devant l’école.

« Il n’y a pas d’aspect religieux derrière tout ça », a assuré Fabrice Lerestif, secrétaire général FO d’Ille-et-Vilaine, reprenant les termes du ministre de l’éducation, Edouard Geffray, lors d’un déplacement jeudi à Villeurbanne (Rhône).

L’enseignant « meurtri par la situation »

Environ 150 personnes, dont des enseignants d’écoles voisines et une trentaine de parents d’élèves, étaient présentes devant l’école, fermée pour la journée. « Soutien à notre collègue », « Parents unis ! Respect et soutien total à nos enseignants », pouvait-on lire sur deux pancartes accrochées aux grilles.

Parmi les parents d’élèves, Pierre Yacger est venu avec ses enfants. « On a pleinement confiance » en l’équipe éducative, a-t-il déclaré. « On n’a jamais eu de retour négatif », a-t-il dit à propos du directeur.

Choqué, l’enseignant est depuis en arrêt de travail. Il est « meurtri par la situation » qui a « eu un impact fort sur l’ensemble de l’école », « une école où tout se passe bien », a précisé Mickaël Bézard.

Le corps enseignant demande que la fillette, toujours scolarisée dans cette école, soit changée d’établissement, « pour retrouver aussi un climat serein », a-t-il poursuivi.

« Cette enfant, peut-être, va être scolarisée ailleurs », a estimé Gaëlle Rougier, adjointe à l’éducation à la maire de Rennes. « Il va bien falloir poursuivre une médiation avec la famille », a-t-elle ajouté.

Lire le décryptage (2021) : Article réservé à nos abonnés La mixité filles-garçons à l’école, une révolution inachevée

Le Monde avec AFP

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