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L’humoriste Rémi Gaillard, battu lors des municipales à Montpellier, a annoncé vendredi 27 mars avoir introduit devant le tribunal administratif un « recours en annulation » du scrutin, dont la « sincérité » a été selon lui compromise par la non-distribution de son programme à de nombreux électeurs.

Tout part d’une décision de la commission de propagande, prise une semaine avant le premier tour, de refuser la distribution des documents de campagne du youtubeur de 51 ans en raison d’un risque de confusion, dans le visuel utilisé, avec les couleurs nationales.

Le mardi précédant le scrutin, Rémi Gaillard, alors crédité de 10 % des intentions de vote dans un sondage, avait fait casser cette décision par le tribunal administratif, celui-ci estimant que la commission de propagande avait « commis une illégalité grave et manifeste de nature à affecter la sincérité du vote ».

Arrivé à la cinquième place

Le tribunal avait dès lors ordonné la distribution de la profession de foi de la liste « Yes We Clown », bien que la préfecture ait souligné la grande difficulté d’y procéder dans les délais.

« Cette décision n’a pourtant pas été exécutée », du moins entièrement, affirme vendredi sur sa page Facebook Rémi Gaillard, qui a assorti son recours de « plus de 500 attestations d’électeurs, issues de l’ensemble des quartiers de Montpellier, déclarant ne pas avoir reçu (son) programme, laissant apparaître des secteurs entiers, rues, résidences, non distribués ».

Rémi Gaillard avait finalement terminé à la cinquième place lors du premier tour, avec 8,21 % des voix, et n’avait pas donné de consigne de vote pour le second.

Le maire sortant Michaël Delafosse (PS) a été facilement réélu avec 50,15 % des suffrages, loin devant Nathalie Oziol (LFI, 26,1 %) et le milliardaire Mohed Altrad (24,7 %).

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Le Monde avec AFP

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