Voici dix mois que l’exécutif a scellé le sort de Jean-Pierre Farandou. Le conseil d’administration de la SNCF avait bien proposé, au printemps 2024, de prolonger le PDG de l’entreprise jusqu’à ce qu’il atteigne la limite d’âge, mais le gouvernement en a décidé autrement, lui reprochant notamment d’avoir noué un accord sur les fins de carrière perçu comme un contournement de la réforme des retraites tout juste adoptée dans la douleur.
Mais l’intérim dure. Le mandat de Jean-Pierre Farandou a été prolongé une première fois pour passer l’été olympique. Le patron remercié a vu depuis passer trois ministres de tutelle. Dix mois plus tard, il paraît acquis qu’un nom sera connu d’ici à mai et le prochain conseil d’administration de l’entreprise, détenue à 100 % par l’Etat.
Dans leur ensemble, les syndicats louent un patron qui aura fait toute sa carrière à la SNCF et connaît parfaitement la maison et ses métiers. Ils reconnaissent également qu’il a mené un « dialogue social constructif », selon les mots de la CFDT, qui a abouti à un accord sur les fins de carrière, en avril 2024, suscitant l’ire du gouvernement. « C’était une très mauvaise polémique après un bon accord », regrette Thomas Cavel, secrétaire général de la CFDT-Cheminots.
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