L’année 2025 est celle des travaux. A quelques mois des prochaines élections municipales, les villes se font belles. Les infrastructures annoncées en début de mandat doivent être livrées avant la date des élections, en mars 2026. Exemple à Villeurbanne (Métropole de Lyon, Rhône), ville de 162 000 habitants qui jouxte Lyon. En arpentant le centre-ville, le passant est un peu perdu. Des barrières métalliques bloquent l’accès à un bout de trottoir, des palissades bordent les rues, des grues emplissent l’espace. Le quartier Gratte-ciel, construit dans l’entre-deux-guerres, doit doubler de surface. Aux immeubles qui sortent de terre s’ajoutent la construction d’une ligne de tramway, la piétonnisation de plusieurs rues, le déplacement de certains magasins ou l’aménagement d’une Voie lyonnaise, piste cyclable structurante.
« Lorsque les chantiers s’ajoutent les uns aux autres, les habitants du quartier doivent prévoir des déplacements plus longs, ne savent pas toujours à qui s’adresser et subissent un stress constant », constate Paola Gonzales Jara, urbaniste pour la société Repérage urbain, chargée de stimuler la participation citoyenne dans le cadre de ces travaux. « Les chantiers itinérants, les lignes de tramway ou les couloirs de bus, qui se déplacent au fil des mois sans logique apparente, suscitent le plus d’incompréhension », explique-t-elle. Enfin, « les calendriers de chantier, différents d’un projet à l’autre, ajoutent une couche de complexité ».
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