Des mesures « sectorielles », « ciblées » sur quelques entreprises, d’une durée limitée pour le moment à un mois seulement, et d’un coût total qui ne dépassera pas 70 millions d’euros en avril. C’est un plan d’ampleur volontairement réduite qu’a présenté le gouvernement Lecornu, vendredi 27 mars, pour atténuer l’impact de l’offensive israélo-américaine en Iran sur les acheteurs français de carburants. Quitte à décevoir les automobilistes, qui ne toucheront rien, ainsi que les partis politiques qui réclamaient des actions beaucoup plus fortes.
Après quelques premiers gestes en début de semaine destinés à soulager la trésorerie des entreprises les plus concernées (report de cotisations sociales, étalement des échéances fiscales), le gouvernement a dévoilé vendredi trois mesures visant à alléger le coût des carburants pour certains professionnels particulièrement touchés par la hausse des prix.
La première concerne les petites et moyennes entreprises en grande difficulté du transport routier. Elles bénéficieront d’une aide de 20 centimes par litre de carburant, pour un coût évalué à 50 millions d’euros par mois.
Il vous reste 78.17% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.











