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Seize ans de métier, et toutes ses « premières rencontres » avec les enfants accueillis sont restées gravées dans sa mémoire. « Ça ne s’oublie pas, ce premier contact est hyper-important », énonce Sonia Mazel-Bourdois, assistante familiale – l’autre nom donné aux familles d’accueil, un des modes de placement destinés aux enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance (ASE) – qui exerce dans la Drôme.

« Je pense à une petite fille, elle était insomniaque quand je l’ai rencontrée. Les éducateurs du foyer m’avaient prévenue que c’était difficile, qu’elle ne dormait pas du tout. Je m’étais préparée à des nuits blanches, et finalement, une fois arrivée chez nous, elle ne s’est jamais réveillée la nuit. » Elle a compris que l’enfant restait en éveil « par peur des bruits au foyer la nuit, de la promiscuité avec les autres enfants, entre ceux qui se lèvent la nuit, qui vont dans les couloirs… », ajoute la présidente de la Fédération nationale des assistants familiaux et protection de l’enfance (FNAF-PE), qui regroupe une quarantaine d’associations d’assistants familiaux, soit 2 500 adhérents.

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