L’accrochage d’un nouveau planisphère dans la salle de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, à Paris, n’était pas destiné à défrayer la chronique. Pourtant, mercredi 26 mars, certains de ses membres se sont offusqués d’une modification cartographique repérée sur la mappemonde en question. L’objet de leur courroux ? La représentation du Sahara occidental comme partie intégrante du territoire marocain. La ligne en pointillés qui séparait jusqu’ici cette région contestée du reste du royaume chérifien a disparu, tout comme le choix de distinguer les deux entités par deux couleurs différentes.
Jean-Paul Lecoq (Gauche démocrate et républicaine) s’adresse alors au vice-président de la commission Alain David (Socialistes et apparentés), qui supervise la séance en l’absence de Bruno Fuchs (Les Démocrates), en déplacement à Washington. Il s’insurge « parce que la carte qui est derrière vous a été changée. Il y a un mois, ce n’était pas cette carte-là qui était ici, c’était la carte conforme à l’ONU, conforme au droit international, et la carte qui a été mise là est la carte conforme au désir du président de la république ».
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