« Stop au fascisme ! Stop au racisme ! Stop aux violences policières ! Stop à l’islamophobie ! » A l’appel de nombreuses associations, quelque 85 manifestations et rassemblements sont organisés en France, samedi 14 mars, à la veille du premier tour des élections municipales, aux résultats très incertains.
« On est venu dire qu’on ne reculera pas face aux fascistes. Il faut résister, la tâche est immense, mais il y a de l’espoir si l’on se réunit tous ensemble », a exhorté Mathieu Pastor, membre de La Marche des solidarités, jeudi lors d’une conférence de presse.
« Plusieurs dizaines de communes » pourraient élire un maire issu du Rassemblement national, selon le président du parti, Jordan Bardella. Ce scrutin local a valeur de test à un an de l’élection présidentielle de 2027, notamment pour l’extrême droite, qui espère ainis confirmer sa dynamique.
« Plusieurs milliers de personnes » attendues à Lyon
Plusieurs associations fondées par des proches de personnes tuées au cours de leur interpellation par la police seront également présentes samedi, selon le Réseau entraide vérité et justice, un collectif dénonçant « les violences et crimes d’Etat ». « Nous allons nous battre pour que justice soit rendue. On veut que la lumière soit faite », a ainsi déclaré en conférence de presse le père d’El Hacen Diarra, mort en janvier dans le commissariat du 20ᵉ arrondissement de Paris.
A Paris, le cortège devait s’élancer vers 14 heures de la place de la Nation pour rejoindre la place de la République, en passant par le parc de Belleville, point de ralliement des mineurs isolés étrangers.
A Lyon, où le rassemblement était prévu place Bellecour à 14 h 30, « plusieurs milliers de personnes » étaient attendues, selon une source policière, qui a prévu un dispositif renforcé par plusieurs unités de CRS.
Le 21 février, plus de 3 000 personnes, dont de nombreux militants d’ultradroite, avaient défilé pour réclamer « justice » pour le militant d’extrême droite Quentin Deranque, mort après avoir été roué de coups par des militants antifascistes.
A Marseille, les manifestants avaient rendez-vous porte d’Aix à 14 heures. A Lille, la manifestation devait partir à 14 h 30.











