
Après le choc, la confusion. La révélation du « plan de paix » américain en 28 points, destiné à obtenir la fin du conflit en Ukraine, a plongé Washington dans un week-end d’intenses spéculations. Qui a tenu la plume dans la rédaction de ce document si favorable aux vues russes ? Le fait même de poser cette question indique l’opacité de la démarche, tenue secrète pendant plusieurs semaines, mais aussi les divergences au sein même de l’administration à ce sujet.
Président du Fonds d’investissement direct russe et principal négociateur au nom du Kremlin, Kirill Dmitriev est arrivé aux Etats-Unis, le 24 octobre, sur une « invitation » de la partie américaine, écrivait-il ce jour-là sur X. Il s’est rendu à Miami, en Floride, pour rencontrer son interlocuteur privilégié, l’envoyé spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, qui a déjà passé plus de vingt heures en tête à tête avec le président russe, Vladimir Poutine, depuis janvier.
Le président américain a une confiance entière en son ami, partenaire de golf et familier de l’immobilier new-yorkais. Mais il a renforcé son dispositif en demandant à son gendre, Jared Kushner, de revenir aux affaires diplomatiques. Les deux hommes ont bouclé ensemble le « cessez-le-feu » dans la bande de Gaza, obtenant la libération des vingt derniers otages aux mains du Hamas. L’attelage a voulu s’inspirer de ce modèle pour conclure un autre plan américain pour l’Ukraine avec M. Dmitriev, qui gère M. Witkoff avec grande habileté depuis des mois.
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