Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont clos, vendredi 27 février, quatre jours d’audiences qui auront été une véritable plongée dans la « guerre contre la drogue », menée entre 2011 et 2019, par l’ex-président des Philippines Rodrigo Duterte. Une véritable « orgie de violence », selon les mots d’un des avocats des victimes, Joel Butuyan, présent à La Haye.
Rodrigo Duterte doit répondre de trois chefs d’accusation de crimes contre l’humanité pour avoir incité, ordonné, aidé et encouragé des meurtres et tentatives de meurtres commis entre 2011 et 2019 à Davao, l’une des principales villes des Philippines, dont il fut le maire, puis partout dans le pays, après son élection à la tête de l’Etat, le 9 mai 2016. Une « guerre » qui a fait 6 200 morts, selon le gouvernement, 30 000 selon les organisations de défense des droits humains.
Pendant des mois, Rodrigo Duterte, 80 ans, a tenté d’empêcher ces audiences, ses avocats l’estimant inapte à subir un procès. Contredit par les expertises, il a néanmoins refusé d’assister aux audiences. Il était au centre du « plan commun », a affirmé le substitut du procureur, Julian Nichols, en présentant la thèse de l’accusation − un plan « qui incluait le meurtre de criminels présumés partout aux Philippines ».
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