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Six personnes ont été placées en garde à vue après la découverte dans un véhicule près de la prison de Longuenesse (Pas-de-Calais) d’une arme chargée, d’acide chlorhydrique et d’un drapeau du groupe djihadiste Etat islamique, a appris mercredi 11 mars l’Agence France-Presse (AFP) auprès du Parquet national antiterroriste (PNAT).

L’enquête a débuté mardi à l’aube après le contrôle d’un véhicule « stationné à proximité du centre pénitentiaire de Longuenesse », a expliqué le PNAT à l’AFP, confirmant une information de La Voix du Nord. A l’intérieur, les policiers du commissariat de Saint-Omer ont découvert « une arme de poing chargée, une bouteille d’acide chlorhydrique, ainsi qu’un drapeau de l’organisation terroriste Etat islamique », a poursuivi le PNAT. Les deux occupants du véhicule, deux frères, « ont été immédiatement placés en garde à vue ».

L’enquête, ouverte pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et détention d’arme de catégorie B en relation avec une entreprise terroriste, a été étendue, dans la journée, aux infractions de remise d’objet illicite à un détenu et survol par aéronef de zones interdites.

« Signalement drone »

Quatre autres personnes ont été placées en garde à vue, parmi lesquelles trois détenus du centre pénitentiaire de Longuenesse, ainsi qu’un « membre de l’entourage familial » des deux frères, qui avaient garé le véhicule près de la prison, a précisé le PNAT, confirmant une information du Figaro. En perquisition chez ce proche des deux frères, « une deuxième arme de poing ainsi que des munitions ont été découvertes ».

« Les investigations se poursuivent en flagrance. Des précisions complémentaires seront apportées à l’issue de celles-ci », a ajouté le Parquet antiterroriste.

Selon la CGT du centre pénitentiaire, la police a découvert le véhicule après s’être déployée aux abords de la prison, vers 2 heures du matin, en raison d’un « signalement drone ».

Une fouille de la prison a été menée mardi dans la journée, qui s’est déroulée « sous tension », a ajouté le syndicat, dénonçant une « augmentation des risques extrêmes dans [les] établissements [pénitentiaires] », ainsi qu’un « manque criant de sécurité » et d’effectifs.

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Le Monde avec AFP

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