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La procureure de la République de Tours a détaillé à l’Agence France-Presse, jeudi 27 mars, l’enquête pénale préliminaire ouverte lundi au sujet d’« infractions de bizutage » et d’« atteintes sexuelles » lors de soirées médecine à l’université de Tours. La procureure Catherine Sorita-Minard a précisé qu’une « vingtaine d’étudiants en médecine » étaient concernés, « dont des étudiantes ».

« La notion d’atteintes sexuelles est une notion générique qui englobe les viols et les agressions sexuelles », a-t-elle précisé, ajoutant que « des fellations sont évoquées comme ayant été pratiquées en public lors de soirées d’intégration ». Lundi, 27 mesures avaient été dévoilées par l’université de Tours pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Elles font suite aux conclusions d’un rapport commandé après le déploiement d’une banderole sexiste lors d’une soirée d’intégration, sur laquelle était dessinée une femme nue, inconsciente et plongée dans un verre à cocktail, avec une référence explicite au GHB, substance surnommée la « drogue du violeur ».

« Témoignages édifiants »

Le rapport, réalisé par l’inspection générale de l’éducation du sport et de la recherche, a « conclu à des faits caractérisés de bizutage, actes humiliants ou dégradants et rapports sexuels non consentis commis entre octobre 2023 et septembre 2024 ». « Les témoignages du rapport sont édifiants et les faits sont pénalement répréhensibles », avait expliqué Philippe Roingeard, président de l’université, lors de la présentation du plan d’action.

Parmi les mesures, la saisie de la commission disciplinaire de l’université à l’encontre de 20 étudiants en médecine de l’association des Carabins, sanctionnée début février et à l’origine de la banderole, et « un nouveau signalement à la procureure de la République de Tours concernant ces étudiants », selon l’établissement.

La procureure de la République a confirmé avoir été « saisie » d’un signalement de l’inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche, et d’un autre du président de l’université de Tours. Concernant l’affaire de la banderole, « l’enquête se poursuit », a ajouté Mme Sorita-Minard.

Le Monde avec AFP

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