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Histoires Web dimanche, avril 6
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C’était un beau soir. Le jeudi 3 avril, Olivier Schmitt a fêté la sortie d’un livre qu’il a écrit pour les quarante ans de l’agence de design Volcan Design. Puis il est rentré dans son appartement du canal Saint-Martin, à Paris, avec son mari, le critique littéraire et théâtral des Echos, Philippe Chevilley. Quelques heures plus tard, il est mort. Une crise cardiaque foudroyante, dans la nuit même de son anniversaire, le 4 avril. Ce jour-là, Olivier Schmitt aurait eu 68 ans. Le choc est aussi foudroyant que sa mort : « Oli », ou « Schmittounet » pour ses amis, c’était la vie. Il l’aimait, savait la rendre drôle et élégante. Vive aussi, tel son esprit, brillant.

« Il se passionnait toujours pour ce qu’il ne connaissait pas », dit Didier Fusillier. Le directeur de la Réunion des musées nationaux-Grand Palais lui avait confié sa dernière mission : aller dans les 18 musées nationaux, d’Ecouen (Val-d’Oise) à Nice, écouter les équipes, et rendre compte de ses rencontres. Cette mission, qu’il avait commencée il y a un mois, allait comme un gant à Olivier : c’était celle du voyageur éclairé qu’il fut en tant que journaliste au Monde, où il est entré en 1980. Avant, il est passé par l’université – études anglo-américaines –, puis par le Centre de formation des journalistes. C’est là qu’il rencontre Philippe Chevilley et plusieurs futurs journalistes du Monde, Michel Lefebvre, Béatrice Gurrey ou Thomas Sotinel.

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