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Histoires Web mercredi, février 25

« Gardons l’élevage, pas l’abattage. » Le crachin n’efface pas les mots inscrits sur une bâche noire à l’entrée d’un des huit villages de la commune nouvelle d’Athis-Val-de-Rouvre, dans l’Orne. Dans cette contrée aux prairies vallonnées surnommée Suisse normande, où sont fabriqués des fromages au lait cru tels que le camembert ou le pont-l’évêque sous appellation d’origine protégée (AOP), la tuberculose bovine est apparue il y a une dizaine d’années. Depuis, plus d’une cinquantaine d’élevages touchés par cette maladie animale transmissible à l’homme (une zoonose) ont été contraints à des abattages.

Avec un seul cas déclaré fin novembre 2025, les éleveurs du département s’étaient pris à envisager une accalmie sur ce front. Las. En décembre, alors que la campagne annuelle de dépistage renforcée ne faisait que commencer parmi les 914 exploitations concernées dans l’Orne, celle-ci a révélé que des animaux de quatre fermes sont touchés sur la seule commune d’Athis-Val-de-Rouvre.

Deux mois plus tard, la situation n’a que très légèrement évolué, avec un seul nouveau cas dans le Calvados et au moins une suspicion dans l’Orne. Un chiffre certes très loin des 41 foyers décelés en 2025 en Nouvelle-Aquitaine (sur un total de 93 en France), mais qui soulève un vent d’inquiétude dans le bocage. « Nous avons cette épée de Damoclès constamment au-dessus de la tête », se désole Christophe Davy, membre d’un collectif d’éleveurs contre cette maladie.

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