Des figures de l’opposition vénézuélienne affirment leur intention de participer à la transition politique « quand des garanties seront apportées » pour leur sécurité
Au sein de l’opposition vénézuélienne, « le jour J, attendu par beaucoup depuis plus d’une décennie [d’un pays sans Nicolas Maduro], n’a pas donné lieu à un soulèvement populaire ni à une explosion de joie », relève le correspondant du journal espagnol El Pais dans la région, Francesco Manetto. Et ce du fait, notamment, de la difficulté d’évaluer les conséquences politiques à moyen terme de l’opération américaine.
L’opposition est d’ailleurs restée plutôt silencieuse face à la sortie de Donald Trump écartant l’option d’amener au pouvoir l’opposante Maria Corina Machado, figure de la droite radicale vénézuélienne, estimant qu’elle n’avait « pas le soutien ni le respect au sein de son pays ».
Toutefois, plusieurs figures de l’opposition ont affirmé à ABC International leur détermination à participer à la transition politique vénézuélienne, du moins sur le long terme.
« Les leaders de l’opposition reviendront lorsque les conditions de sécurité seront réunies », assure Estefania Parra, coordinatrice internationale de Volonté populaire, parti fondé par Leopoldo Lopez, l’une des figures de proue de l’opposition, en exil en Espagne depuis 2020.
Son parti affirme être déterminé à « accompagner tout processus de transition », auquel les Vénézuéliens doivent participer, « car il n’est pas acceptable de remplacer une dictature interne par une dictature externe ». Alors que le Venezuela compte environ 900 prisonniers politiques, et que la plupart des figures de l’opposition sont en exil, le parti insiste sur la nécessité que la répression et la persécution cessent pour permettre leur retour.
Carlos Molina Tamayo, un ancien militaire vénézuélien, dissident et réfugié en Espagne, dément également auprès du journal ABC l’apparente indifférence de Trump envers l’opposition dans le processus de transition. « A partir de lundi ou au cours de la semaine prochaine, les mesures nécessaires à la transition commenceront à être mises en place ». Un processus dans lequel l’opposition « est impliquée », assure-t-il, même si c’est de manière indirecte ou discrète au départ, afin de protéger ses dirigeants.











