Comme tous les six ans, les élections municipales ont produit un vaste mouvement de balancier politique, qui a fait basculer certaines municipalités d’un camp à l’autre. Celles des 15 et 22 mars 2026 ont aussi confirmé dans de nombreuses communes la permanence des affinités politiques.
D’après le décompte du Monde, portant sur 657 communes de plus de 14 000 habitants, 210 villes (32 %) ont changé d’étiquette politique lors de ce scrutin, tandis que 447 ont reconduit la même famille politique (68 %).
La droite, qui avait remporté il y a six ans 304 mairies de grandes villes, en a conservé la plupart, à l’image de Toulouse, où Jean-Luc Moudenc a été réélu face à un candidat de La France insoumise. Elle a aussi conquis 26 villes de gauche, comme Brest, Clermont-Ferrand, Avignon, Cherbourg, Istres ou encore Alençon, qui représentent un total d’un million d’habitants.
La gauche a su conserver la plupart de ses grands bastions, tels que Paris, Marseille, Nantes, Montpellier et Lille. Elle a également conquis 13 villes qui se situaient jusque-là à droite de l’échiquier politique, comme Saint-Etienne, Le Blanc-Mesnil ou La Roche-sur-Yon. Elle a toutefois perdu une cinquantaine de communes, aussi bien au profit de la gauche radicale (pour six d’entre elles) que du centre (14) et de la droite (26).
L’extrême droite, elle, a enregistré une progression inédite mais très inégale lors de ces municipales. Selon notre décompte, elle ravit 14 communes à la droite – dont la très convoitée Nice – et quatre à la gauche, pour un total de 941 298 administrés. Elle conserve par ailleurs neuf communes déjà dirigées par un maire d’extrême droite, comme Béziers, Fréjus, Orange ou Hénin-Beaumont.













