En Corse, où le scrutin a connu, de loin, dimanche 22 mars, le taux de participation le plus élevé du pays, (plus de 68 %, en recul par rapport à 2020, où il était de 72 %) et où sept communes seulement ont connu un second tour aux municipales, les équilibres ont été maintenus. Mais les deux grandes villes ont vacillé.
A Bastia, l’autonomiste Gilles Simeoni (« Bastia Inseme ») réussit son retour en l’emportant sans fanfare (44,49 %) face à Julien Morganti (« Uniti per Dumane », 41,68 %), qui avait fusionné avec la liste de droite de Jean-Martin Mondoloni et reçu le soutien du Parti communiste. Ce front anti-Simeoni avait, durant la campagne, érigé ce scrutin en vote de défiance pour sanctionner ce qu’il nommait l’« échec » de M. Simeoni à la tête du conseil exécutif de la Collectivité de Corse depuis décembre 2015. C’est à cette date qu’il avait abandonné son fauteuil de maire de Bastia pour occuper la présidence de la région, un poste qu’il devra quitter sans avoir assuré sa succession.
Gilles Simeoni, qui jouait sa carrière politique, a dû s’allier avec les indépendantistes de « Core in Fronte » pour remporter une victoire qui s’est jouée à un peu plus de 400 voix. Le troisième homme de cette élection, Nicolas Battini, à la tête d’une alliance d’extrême droite « Unione di i Patriotti » alliant son microparti, Mossa Palatina, le RN et l’UDR, a joué les trouble-fêtes et confirmé, avec 13,84 % des suffrages, une percée du premier tour qui lui permet désormais d’entrer, pour sa première participation aux élections municipales, au conseil municipal bastiais.
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