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Histoires Web samedi, février 28

C’est un pont qui enjambe la Loire, un ouvrage de quinze arches devenu le symbole d’une partition politique entre la gauche et la droite à Tours. La piétonnisation du pont Wilson à l’été 2020 fut la première réalisation du maire écologiste, Emmanuel Denis. Sa réouverture à la circulation automobile figure comme la mesure emblématique brandie aujourd’hui par la droite, qui souhaite revenir aux manettes de la ville. Un mois avant le premier tour du 15 mars, alors que les eaux brunâtres du fleuve montent sous l’effet de la tempête Pedro, les deux camps se toisent.

A la tête d’une nouvelle coalition qui réunit les écologistes et les forces de gauche, mais amputée de La France insoumise (LFI) qui a préféré partir seule, Emmanuel Denis affiche sa volonté de poursuivre la transition écologique. « C’est une nécessité quand on voit les risques d’inondation actuels et les épisodes de canicule qui ont frappé Tours ces dernières années, assure le maire sortant. Débitumer, désimperméabiliser, continuer à développer les mobilités douces : ces axes forts renforcent l’adaptation de la ville aux événements climatiques extrêmes. » Une évolution qui se fait sans éclats et sans grands projets structurants. « On n’avait pas de grand totem, on voulait parvenir à une transformation rue par rue, et ça se voit », confirme Martin Cohen, adjoint à la transition écologique.

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