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Moqué par ses adversaires sur les alliances passées avec La France insoumise (LFI), le Parti socialiste (PS) n’avait pas besoin d’une nouvelle polémique. Elle a été déclenchée à Strasbourg, où la socialiste Catherine Trautmann, arrivée en tête du premier tour avec 25,93 % des voix, a annoncé une alliance avec Pierre Jakubowicz, investi par Horizons, le parti d’Edouard Philippe (5,1 % des voix au premier tour).

Objectif de l’ancienne maire de Strasbourg et ex-ministre de la culture du gouvernement de Lionel Jospin : contrer l’alliance nouée entre la maire sortante, Jeanne Barseghian (19,72 % des voix) et l’« insoumis » Florian Kobryn (12,03 %). Dans un communiqué, elle explique « refuser les divisions, les outrances et la brutalisation de la vie publique », allusion à peine voilée à LFI. Présentée comme « un rassemblement antifasciste, cette alliance s’est en réalité faite contre Catherine Trautmann », considère son colistier et député PS du Bas-Rhin, Thierry Sother.

L’annonce a provoqué une déflagration à gauche. La secrétaire nationale des Ecologistes, Marine Tondelier, a sommé le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, de « tenir sa parole et retirer l’investiture PS ». « Les candidat·es socialistes ne peuvent rester sur une liste d’union avec la droite », a-t-elle ajouté. « L’alliance à Strasbourg entre le Parti socialiste et Horizons est une alliance de la honte. Elle doit être dénoncée par toute la gauche », a abondé le coordinateur « insoumis » Manuel Bompard.

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