Il l’annonce tout de go : en ce mois de mars, Foulques Chombart de Lauwe, candidat du parti Les Républicains (LR) à Nantes, rêve d’être « la bonne nouvelle de la politique française pour la droite et le centre ». Et escompte ravir la ville à Johanna Rolland, maire (Parti socialiste, PS) qui brigue un troisième mandat.
Le conseiller municipal d’opposition a pour l’heure déjoué tous les pronostics. Il a pris de court son propre camp, lorsqu’il s’est élancé dans la campagne en franc-tireur, à l’automne 2023. Puis a arraché l’organisation d’une primaire LR à la fin de l’été 2025, au terme de laquelle il a sèchement battu son rival Julien Bainvel, élu nantais et conseiller régional pourtant adoubé par la sénatrice de Loire-Atlantique, Laurence Garnier. Enfin, il est parvenu à sceller une alliance inédite avec les différentes composantes de la droite et du centre, notamment le MoDem représenté par Sarah El Haïry, haut-commissaire à l’enfance, à qui la présidence de la métropole est promise en cas de victoire.
M. Chombart de Lauwe a désormais « hâte d’être fixé ». Le candidat affiche l’ambition de « virer en tête au soir du premier tour » et scande, sûr de son fait : « II se passe quelque chose, on a une dynamique qu’on n’a jamais eue avant. » Même si Mme Garnier roule désormais pour lui, l’union vantée n’est tout de même pas aussi parfaite que celle qui est présentée. M. Bainvel a refusé de se rallier à M. Chombart de Lauwe, expliquant les raisons de sa défection dans un communiqué, ponctué de cette phrase assassine : « J’ai l’outrance, le mensonge et le sectarisme en horreur. »
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