Samedi 28 février, en début d’après-midi, le maire de Montpellier termine sous le soleil un footing de 3 kilomètres en ville, entouré d’une cinquantaine de personnes portant des tee-shirts à son effigie, sur la place Max-Rouquette, qui vient d’être rénovée. Autour de lui, des colistiers, des militants et des enfants. « Je veux que Montpellier soit l’incarnation de l’accord de Paris », déclare Michaël Delafosse, en référence au traité international visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, adopté en 2015 par 195 pays.
« Cette place était un parking, je l’ai transformée en espace public », poursuit l’édile socialiste, soutenu, à ses côtés, par Marie Massart, une militante écologiste de longue date, onzième adjointe au maire, et suspendue de son parti Les Ecologistes le temps de la campagne électorale. Sa faute ? Repartir aux côtés du maire sortant dans la bataille des municipales.
À moins d’un kilomètre de là, Nathalie Oziol présentait le même jour, une heure plus tôt, sa liste au cœur du quartier populaire Figuerolles. La candidate La France insoumise (LFI), avec sa liste (d’une moyenne d’âge de 40 ans) « Faire mieux pour Montpellier », hisse aussi l’écologie parmi ses priorités. « Mais pas celle de Michaël Delafosse, souligne d’emblée cette députée de l’Hérault. Je défends une écologie de la rupture, une écologie populaire et humaine. »
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