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Être devancée par Alain Carignon (LR) ancien maire de Grenoble de 1983 à 1995, – lourdement condamné par la justice dans plusieurs affaires de corruption et qui a passé vingt-neuf mois en prison –, Laurence Ruffin ne l’aurait jamais imaginé. Il y a un mois, la candidate de la gauche à l’élection municipale de Genoble assurait avec confiance au Monde « la dynamique est bonne ». La chute a été rude : donnée archi favorite, elle n’est arrivée qu’en deuxième position dimanche 15 mars avec seulement 26,33 % des voix juste derrière l’éternel revenant de la droite (27,04 %) âgé de 77 ans. Pour tenter de garder la ville dans le giron de la gauche, elle a été contrainte de passer « un accord technique » avec le jeune et dynamique candidat de La France insoumise (LFI) Allan Brunon (14,59 % des voix) comme ce dernier l’a annoncé à la presse lundi soir en grillant la politesse à sa nouvelle alliée.

Laurence Rufin n’a, en revanche, pas su sceller d’alliance avec le représentant de Place Publique Romain Gentil (Divers gauche) qui a sacrément manqué de chance en loupant de trois voix la qualification pour le second tour (9,952 %). Les discussions commencées dès dimanche soir entre les deux listes se sont, en effet, achevées mardi en début d’après-midi sur un cuisant constat d’échec.

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