Vendredi 20 février à Calais, deux heures et une centaine de mètres séparent la présentation du programme de la maire sortante (divers droite), Natacha Bouchart, candidate pour une quatrième mandature, et celle de la tête de liste du Rassemblement National (RN), Marc de Fleurian. Une coïncidence qui marque l’accélération de la campagne dans la plus grande ville du Pas-de-Calais, dans le viseur du parti d’extrême droite.
Si Natacha Bouchart a été élue au premier tour en 2020, avec 50,24 % des voix (et 62,26 % d’abstention), la victoire de Marc de Fleurian lors des législatives anticipées de 2024, avec 49,33 % des voix au premier tour dans la ville, a surpris : en 2020, le candidat d’extrême droite n’avait recueilli que 17,91 % des suffrages pour sa première candidature municipale. Lors des législatives de 2022, son score à Calais était de 31,37 % au premier tour.
Le parachutage de Marc de Fleurian, qui envoie systématiquement pour chaque naissance et chaque décès un courrier, a été perçu localement comme une volonté politique du RN de s’ancrer dans cette ville emblématique de la crise migratoire depuis plus de trente ans. L’opposant écologiste Jean-Pierre Moussally note des moyens « très importants » et « toute une ingénierie autour de lui » dès son arrivée, avec par exemple un local alors qu’il n’était que simple conseiller municipal.
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