La citadelle de Besançon est tombée, dimanche 22 mars, soixante-treize ans après sa conquête, le 11 mai 1953, par Jean Minjoz, militant de la Section française de l’Internationale ouvrière puis du Parti socialiste (PS), auquel succédèrent deux maires PS, Robert Schwint (1977-2001) et Jean-Louis Fousseret (2001-2020). Longtemps imprenable par la droite, à l’image de l’enceinte protectrice de Vauban qui en domine le cœur historique, l’ancienne capitale de la Franche-Comté, aux mains depuis 2020 d’Anne Vignot (Europe Ecologie-Les Verts [EELV] puis Les Ecologistes) n’a pas résisté aux coups de boutoir politiques de Ludovic Fagaut (Les Républicains), son principal opposant. Battu en 2020 de 566 voix dans une triangulaire par Mme Vignot, ce dernier a pris sa revanche, obtenant 53,29 % des suffrages exprimés, soit 2 686 suffrages d’avance.
Anéantis, en pleurs pour certains, en colère pour d’autres autour du Kursaal, où se déroulent les soirées électorales à Besançon, les soutiens de Mme Vignot, au premier rang desquels la députée écologiste du Doubs Dominique Voynet, étaient dans l’incompréhension, persuadés « d’avoir tout bien fait » au cours des six dernières années. Et chacun d’énumérer les « réussites » de leur maire, qu’il s’agisse d’écologie, de social, d’aménagement des écoles, de vivre-ensemble, d’urbanisme ou de gestion. « Je continuerai de défendre Besançon dans l’opposition, en veillant que les valeurs républicaines et humanistes, de respect et de solidarité qui sont depuis toujours celles de notre ville soient respectées », répétait Mme Vignot au gré de ses rencontres, tandis que plusieurs sympathisants scandaient le mot : « Résistance ! »
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