Les soirées d’élections municipales à l’hôtel de ville de Beaune (Côte-d’Or) sont rarement trépidantes. Cette petite cité prospère de 20 000 habitants, capitale de la Bourgogne viticole, est acquise à la droite modérée depuis toujours, ou presque, et les élus, en général, sont là pour longtemps – parfois même trop longtemps.
Dimanche 15 mars, le vainqueur, Pierre Bolze, était bien issu de la droite modérée. Et comme de coutume, il a eu droit à son ban bourguignon, une fois proclamée sa victoire écrasante (50,60 % des voix), dès le premier tour. Mais pour le reste, rien ne s’est passé comme prévu.
En effet l’homme qui, d’une voix blanche, venait de faire lecture du résultat officiel n’était autre que le grand perdant de la soirée, le maire sortant Alain Suguenot (divers droite), en lice pour un sixième mandat. Durant tout le dépouillement, depuis le bureau de vote qu’il présidait, il avait vu se dessiner, incrédule, les contours d’une défaite que le quotidien local, Le Bien public, ne tardera pas à comparer à un « tsunami ». Avec 16,84 % des voix seulement, il n’est même pas parvenu à accrocher un second tour, son adversaire dépassant les 50 % de suffrages exprimés dès le premier tour.
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