Jean-Luc Mélenchon est un « Maghrébin ». Ces dernières semaines, le leader « insoumis » n’a cessé de revendiquer ce qualificatif et d’exalter ses origines, son « pays natal », le Maroc. S’il est bien né à Tanger en 1951, il n’a pourtant pas d’origine arabe. Il est fils de pieds-noirs d’origines espagnole et sicilienne. Mais peu importe l’arbre généalogique, le leader « insoumis » tente d’incarner la « nouvelle France », concept politique qui a pris une importance particulière ces dernières semaines.
« Génocide honteux » à Gaza, islam, laïcité, lutte contre les discriminations : ces thématiques, et leurs cortèges de phrases chocs, ont ponctué la campagne des municipales « insoumise », en particulier dans les quartiers populaires. Le 26 février, à Lyon, Jean-Luc Mélenchon a assuré qu’à son arrivée en France – en 1962 –, il s’était fait traiter de « bougnoule », « comme d’autres ici dans cette salle ». Le 4 mars, à Bondy (Seine-Saint-Denis), tout à son souci de réconcilier l’histoire de France avec les derniers arrivés, il a fait un lien entre la cathédrale Notre-Dame et les pays arabes. « Les penseurs de cette époque ont profité du savoir des musulmans et des croisades », a-t-il estimé, provoquant les sarcasmes de la droite.
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