Meilleures Actions

Rachida Dati, candidate Les Républicains (LR) et MoDem à la mairie de Paris, a fait savoir, jeudi 5 mars, qu’il n’était « pas possible » pour elle de s’allier avec la candidate de Reconquête ! Sarah Knafo.

« Je ne peux pas faire une alliance avec Madame Knafo, avec Reconquête ! Ça n’est pas possible », a déclaré la candidate sur CNews, appelant la droite au « rassemblement » dès le premier tour, le 15 mars. « Moi, je ne veux pas faire ce que fait la gauche » d’Emmanuel Grégoire « avec la gauche radicale, avec aucune valeur commune », a-t-elle attaqué, en évoquant l’union de son rival avec des ex- « insoumis » de L’Après.

Selon les sondages, Sarah Knafo recueillerait plus de 10 % des voix au premier tour, en capacité de se maintenir au second. L’eurodéputée d’extrême droite affirme qu’elle tendra la main à Rachida Dati pour battre la gauche, mais n’a pas l’intention de se désister.

« Il y a des alliances qui vous feront plus perdre que gagner », a estimé Mme Dati qui craint de perdre des électeurs au centre droit et dans son propre « socle politique ».

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Rachida Dati quitte le ministère de la culture avec un bilan marqué par des effets d’annonce, mais peu de réalisations

Dati dit « ne pas croire » à « l’union des droites »

« Mme Knafo siège au Parlement européen avec l’AfD et des parlementaires européens qui se considèrent, qui se proclament comme étant néonazis, il ne faut pas l’oublier. Elle vient du parti Reconquête !, parce qu’on semble l’oublier », avec les « dessins animés » de campagne de Sarah Knafo, a taclé l’ex-ministre de la culture.

Lire aussi la tribune | Article réservé à nos abonnés Municipales 2026 à Paris : « Toute la communication de Sarah Knafo vise à dissimuler la radicalité de ses positions »

La maire du 7e arrondissement déclare « ne pas croire » à « l’union des droites » chère à la compagne d’Eric Zemmour. « L’union des droites telle qu’elle est conçue aujourd’hui, c’est une union d’appareils. L’enjeu de Paris, c’est une majorité. Les candidatures à 10 %, 11 % ou 12 %, ce ne sont pas des candidatures qui rassembleront », a ajouté Mme Dati.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « L’union des droites existe déjà chez les électeurs »

Elle a de nouveau appelé son concurrent Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons soutenu par Renaissance, à se rassembler derrière sa candidature, alors que le prétendant de centre droit est selon les sondages qualifié pour le second tour.

Le Monde avec AFP

Share.