Mark Zuckerberg au tribunal. Le fondateur et dirigeant de Meta (l’entreprise californienne qui opère entre autres Facebook, Instagram et WhatsApp) est attendu dans un tribunal civil de Los Angeles, mercredi 18 février. Il devra défendre les services qu’il dirige, qui sont accusés d’être responsables d’une épidémie de dépression, anxiété, anorexie, voire de suicides chez les jeunes Américains depuis leur généralisation dans les années 2010.
Dans quel cadre a lieu cette audience ?
Accompagnées de nombreux cabinets d’avocats, des milliers de familles américaines et d’administrations scolaires sont lancées dans des procédures contre les plateformes les plus populaires (Facebook, Instagram, Snap, TikTok et Youtube).
Elles sont accusées d’avoir bâti des applications trop addictives pour les plus jeunes utilisateurs, qui les entraîneraient dans des spirales de dépression aux conséquences dramatiques. Dans de nombreux cas ayant débouché sur ces poursuites, on trouve des histoires d’adolescents qui se sont suicidés, auto-mutilés, ou des victimes de harcèlement en ligne.
L’audience de Mark Zuckerberg s’inscrit dans le cadre d’actions collectives lancées et traitées en Californie du Sud (nom de code : JCCP 5255). Elles ont lieu en parallèle d’une autre procédure, fédérale cette fois, dite « de litige multidistrict » (nom de code : MDL 3047) et baptisée « Addiction des adolescents aux réseaux sociaux ayant conduit à des dommages corporels ». Si les deux procédures ne sont pas directement liées, elles poursuivent les entreprises comme Meta pour des motifs similaires, et rassemblent le même type de victimes présumées.
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