Les Etats-Unis n’ont pas l’intention de quitter l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). C’est le message que le nouveau secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a souhaité délivrer, sur un ton respectueux, à ses alliés européens, lors de sa première réunion ministérielle, organisée jeudi 3 avril à Bruxelles. « Le président Trump a clairement indiqué qu’il soutenait l’OTAN ; nous allons rester dans l’OTAN. Il a été clair », a-t-il déclaré.
Alors que le président américain a lancé, mercredi, une guerre commerciale mondiale, visant notamment les pays de l’Union européenne (UE), mais également le Royaume-Uni, la Turquie ou la Norvège, tous membres de l’Alliance atlantique ; qu’il a menacé de mettre la main sur le Groenland, qui dépend du royaume du Danemark, un autre allié otanien ; et que les négociations pour un cessez-le-feu en Ukraine patinent, Marco Rubio n’entendait pas provoquer davantage ses trente-et-un alliés. Il voulait rassurer des Européens inquiets et échaudés par l’agressivité de l’administration américaine.
« Une partie de l’hystérie (…) que je vois dans les médias mondiaux et dans certains médias nationaux aux Etats-Unis à propos de l’OTAN n’est pas justifiée », a déclaré le secrétaire d’Etat, oubliant les propos de son président, début mars, mettant en cause l’application de l’article 5 et le principe de défense mutuelle de l’OTAN pour les Etats « mauvais payeurs ».
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