Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a démenti, mardi 17 mars, un article du New York Times selon lequel des responsables américains ont exhorté Cuba à destituer son président, Miguel Diaz-Canel. Dans un message publié sur X dans la nuit de mardi à mercredi, M. Rubio a jugé l’article « faux », comme « beaucoup [d’autres] dans les médias » qui s’appuient, selon lui, sur « des menteurs se prétendant bien informés ».
Le quotidien a rapporté lundi que des responsables de l’administration Trump avaient demandé à Cuba d’évincer le chef de l’Etat, sans pousser toutefois à un renversement complet du gouvernement communiste. M. Rubio n’a pas précisé s’il contestait l’article dans son intégralité ou seulement certaines parties.
Selon le New York Times, des responsables américains considèrent M. Diaz-Canel comme un dirigeant intransigeant, réfractaire au changement, mais les Etats-Unis ne sont pas allés jusqu’à émettre un ultimatum pour exiger son départ.
« Opérer un changement radical »
Le chef de la diplomatie américaine a estimé mardi que les mesures annoncées la veille par le gouvernement permettant à la diaspora cubaine d’investir sur l’île et d’y détenir des entreprises privées étaient loin d’être « suffisantes ».
« Cuba a une économie qui ne fonctionne pas et le système politique et gouvernemental est incapable d’y remédier. Il leur faut donc opérer un changement radical », a déclaré à la Maison Blanche M. Rubio, d’origine cubaine et fervent opposant au pouvoir communiste à La Havane, instauré par Fidel Castro à la suite de la révolution conclue en 1959.
« Ils parlent avec Marco [Rubio], et nous allons très bientôt faire quelque chose concernant Cuba », a affirmé pour sa part Donald Trump. Lundi, il avait dit « croire » qu’il « aura[it] l’honneur de prendre Cuba », sans préciser exactement ce qu’il entendait par là. Le républicain avait déclaré dimanche que Cuba souhaitait conclure un accord avec les Etats-Unis.
Depuis la mi-janvier, le président américain assure que des pourparlers sont en cours avec La Havane, ce que le gouvernement cubain a fini par reconnaître vendredi après avoir nié pendant des semaines entretenir de tels contacts.
Cuba, qui vit sa pire crise économique depuis plus de trente ans, a vu sa situation s’aggraver depuis la capture du président vénézuélien, Nicolas Maduro, en janvier par les forces américaines et la fin des livraisons de pétrole que Caracas envoyait à son allié. Donald Trump menace également de représailles tout pays qui enverrait du pétrole à l’île des Caraïbes.












