Jusqu’au bout, mardi 24 février, la proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir aura mis l’Assemblée nationale sous tension. Les députés ont ferraillé pendant cinq jours dans une ambiance tendue, sans parvenir à achever l’examen du texte dans les temps. Le vote solennel, prévu mardi, a donc été décalé à mercredi sur cette proposition de loi, mais aussi sur celle, plus consensuelle, relative aux soins palliatifs. Pour tenter de rassurer les députés hésitants, la ministre de la santé, Stéphanie Rist, avait opportunément prévu un rendez-vous fixé mardi au dernier étage du ministère : devant plus d’une quarantaine de professionnels de santé et de représentants des patients, elle a présenté un bilan, extrêmement positif, de l’avancement de la « stratégie décennale de développement des soins palliatifs », un plan lancé en mars 2024 par Emmanuel Macron, au moment où il rendait public le projet de loi sur la fin de vie, ouvrant la possibilité d’une aide à mourir, scindé depuis en deux textes.
L’objectif de la ministre était clair : rendre crédible la disposition de la proposition de loi sur l’aide à mourir, qui prévoit que tout malade en demandant une pourrait se voir proposer un accompagnement. « Le médecin informe la personne qu’elle peut bénéficier de l’accompagnement et des soins palliatifs, et s’assure, si elle le souhaite, qu’elle puisse y avoir accès », précise l’article 5 du texte.
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