Kiev a accepté les termes d’un accord sur ses minerais avec les Etats-Unis, que le président Volodymyr Zelensky pourrait signer dès vendredi 28 février à Washington, a annoncé, mardi, un haut responsable ukrainien à l’Agence France-Presse (AFP). Le cabinet du président ukrainien a confirmé auprès du Kyiv Independent « qu’un accord a été conclu », a fait savoir, de son côté, le média ukrainien. Aucune confirmation officielle n’a toutefois été apportée pour le moment.
De son côté, le président américain, Donald Trump, a dit mardi à des journalistes que Volodymyr Zelensky comptait se rendre à Washington vendredi pour signer cet accord. « J’ai entendu dire qu’il venait vendredi. C’est certainement OK pour moi. Il aimerait le signer avec moi, et je comprends cela – c’est une grande affaire, une très grande affaire », a affirmé le dirigeant républicain mardi à la Maison Blanche, alors qu’il était interrogé à ce sujet.
Donald Trump a demandé à l’Ukraine de lui donner accès à ses ressources minières pour compenser les milliards de dollars d’aide versés par l’administration de son prédécesseur, Joe Biden. M. Zelensky avait rejeté une première version de l’accord, clamant que « l’Ukraine n’est pas à vendre ».
D’après le haut responsable ukrainien qui a déclaré à l’Agence France-Presse que Kiev était prêt à signer un accord, les Américains ont « enlevé toutes les clauses qui ne (…) convenaient pas [à l’Ukraine], en particulier les 500 milliards de dollars » (environ 475 milliards d’euros) que les minerais étaient censés rapporter aux Etats-Unis. Washington développerait conjointement avec l’Ukraine les richesses minières et les revenus qui en seraient issus iraient dans un fonds nouvellement créé qui pourrait être « conjoint à l’Ukraine et à l’Amérique [les Etats-Unis] », selon la même source.
Une référence à la « sécurité de l’Ukraine »
Selon la source ukrainienne, les termes de l’accord comportent une référence à la « sécurité », mais ne mentionnent pas explicitement le rôle des Etats-Unis. « Il s’agit d’une clause générale qui dit que l’Amérique investira dans une Ukraine souveraine, stable et prospère, qu’elle travaille pour une paix durable et que l’Amérique soutient les efforts pour garantir la sécurité », a-t-elle dit.
Selon la vice-première ministre ukrainienne et ministre de la justice qui a dirigé les négociations, Olga Stefanishyna, « l’accord sur les minerais n’est qu’une partie du tableau. L’administration américaine nous a dit à plusieurs reprises que cela faisait partie d’un ensemble plus vaste », a-t-elle fait savoir mardi soir au quotidien américain Financial Times.