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Histoires Web dimanche, novembre 30
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Docteure en sciences de l’information et de la communication, Lucie Pouclet est spécialiste des subcultures numériques et attachée temporaire d’enseignement et de recherche à l’université Lyon-II. Sa thèse, soutenue en juin, porte sur les communautés de « sorcières » sur les réseaux sociaux.

L’humour absurde remporte un franc succès sur les plateformes comme TikTok ou Instagram. S’agit-il d’une nouvelle « subculture » numérique ?

En sociologie, les « subcultures » sont définies en opposition à la « culture hégémonique », c’est-à-dire dominante, telle que théorisée par le philosophe et militant communiste italien Antonio Gramsci [1891-1937]. Loin d’apparaître ex nihilo, elles s’élaborent parallèlement aux normes en vigueur dans une société donnée, et les questionnent de l’intérieur. Elles n’adoptent pas pour autant la position de rejet radical qui peut être celle des contre-cultures. Les subcultures sont souvent le fait des nouvelles générations ; et puisque chaque époque a ses propres normes et ses propres enjeux, chacune produit ses propres subcultures. En ce sens, le goût de l’absurde qui se développe en ce moment sur les réseaux peut être considéré comme une nouvelle subculture, critique des modèles dominants sur les plateformes.

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